La bienveillance en entreprise, le fruit de la pleine conscience. 

bienveillance-entreprise-manager-decideur-meditaiton-mindfulness-peine-conscience-equipeQu’est-ce que la bienveillance ? Est-ce avoir de « bons sentiments » ? Revenons à la définition… La bienveillance (du latin bene volens) est simplement « une disposition d’esprit visant au bien, au bonheur de l’autre ». Etre bienveillant, c’est vouloir le bonheur de l’autre. Mais pas que.

Il s’agit d’être, simplement. D’incarner avec authenticité nos belles qualités fondamentales : respecter l’autre, le valoriser pour ce qu’il est plus que pour ce qu’il fait, lui dire la vérité sans complaisance, être courageux pour le faire… et rester sensible à ses réactions. La bienveillance, c’est l’harmonie du coeur, du corps et de l’esprit. Dans l’authenticité.

Tous les consultants vous diront, au prix de recettes magiques et d’outils miracle  (et coûteux) que l’on peut impacter positivement l’autre. Certes. Mais il n’y a pas que l’impact et la bonne figure, qui amène à trouver des prétextes de relation et nous prive d’authenticité. La bienveillance authentique suppose mettre de côtés nos automatismes, nos préjugés, nos a priori, étiquettes et autres jugements que notre esprit produit à longueur de journée. En d’autres termes, abandonner le pilote automatique et revenir à soi. D’être présent. C’est la pleine conscience.

Pilote automatique.

Les neurosciences l’affirment : c’est notre inconscient qui alimente l’immense majorité de nos pensées, et qui gouverne donc l’immense majorité de nos actes. Il est possible pourtant de repérer nos modes de fonctionnement, et lorsque l’inconscient pointe de bout de son nez, remarquer commet l’esprit conscient se met en route… puis modifier ce processus. C’est la pleine conscience.

Se comporter avec bienveillance, cela revient concrètement à ne pas laisser nos pensées gouverner notre vie. C’est donc se comporter à l’inverse de ce que font les psychopathes gouvernés inconsciemment par leur besoin de violence pathologique. Se comporter avec bienveillance, c’est décider consciemment de contribuer à rendre le monde meilleur, et non d’être gouverné par nos pensées et nos émotions avec ce qu’elles comprennent de mécanismes liés à la domination, la peur et à la survie.

Pourquoi se comporter avec bienveillance ?

Notre intérêt d’humain, ce qui rend la vie si belle, n’est-ce pas, entre autres, de rendre heureux ceux que nous côtoyons ? Le manager bienveillant crée et entretient les fragiles conditions de la confiance, de la cohésion, de l’esprit d’équipe, sans lesquels il n’y a pas de performance optimale. Ceux qui l’expérimentent, en particulier en développant leurs capacités dans la pratique de la pleine conscience, le savent : la bienveillance est un levier extraordinaire, que chacun peut actionner, et qui donne des résultats très positifs en termes de performance… et de bonheur : il est aujourd’hui scientifiquement prouvé que se comporter avec bienveillance accroît la production d’ocytocine (hormone du bonheur) et améliore la neuroplasticité de notre cerveau.

Devenir le meilleur de soi-même.

En synthèse, se comporter avec bienveillance permet de devenir le meilleur de soi-même : plus ouvert aux autres, plus épanoui, plus intelligent dans les situations complexes, plus performant. C’est à la fois une discipline, un art de vivre, une philosophie, un mode de travail et une médecine. Et ça se travaille !

Se comporter avec bienveillance permet de s’élever au-dessus de notre mode programmé pour réellement utiliser notre intelligence à bon escient. Malraux disait que le XXIème siècle serait spirituel ou ne serait pas. Yann Arthus Bertrand, dans Human, dit que la bienveillance sauvera le monde. Chiche ?