Une réunion en pleine conscience, à quoi cela ressemble ?

Les réunions en pleine conscience… Retour d’expérience.

Notre façon de communiquer lors des réunions peut souvent être une source de tensions, de stress et de conflit. Nous courons parfois d’une réunion à l’autre, au point que nous arrivons en étant déjà anxieux ou distraits. Un peu comme si portions un sac à dos avec toutes nos émotions, pensées, préoccupations, et que nous le terminions de réunion en réunion…

Observez… Combien de temps vous faut-il avant d’être pleinement présent aux échanges une fois la réunion démarrée ? Et combien de temps, sur la durée totale de la réunion, êtes-vous pleinement dans la réunion ? Et encore, combien de distractions vous ont écartées du sujet, mails, sms, appels, projections dans l’agenda à venir, ou dans les réunions passées…

Si cela fait écho en vous, alors peut-être pourriez-vous considérer que la pleine conscience peut vous aider. Voici un retour d’expérience de plusieurs actions menées en entreprise, pour améliorer l’efficacité des Comités de direction ou de réunions de travail. Revenons dans un premier temps à comment cela peut se dérouler ; un prochain article mettra en perspective les bénéfices des réunions en pleine conscience.

La pleine conscience entraîne à la présence et génère l’efficacité : revenir à ce qui se passe, naturellement, en développant notre capacité d’attention. Au final, à être globalement plus efficace.

Lors d’une réunion en pleine conscience, nous pouvons prévoir quelques minutes au début de pour s’asseoir ensemble calmement. Si vos collègues acceptent d’écouter un son de cloche ou un autre son avant de commencer la réunion, il pourra aider tout le monde à revenir à sa respiration et au calme intérieur. S’ils ne souhaitent pas commencer les réunions en s’asseyant ensemble calmement pendant quelques instants, vous pouvez toujours arriver un peu en avance pour prendre le temps de vous détendre et de respirer en pleine conscience.

D’autres personnes prendront peut-être exemple sur vous et vous rejoindront la prochaine fois. Vous n’avez pas besoin de dire quoi que ce soit ni de faire remarquer aux autres ce que vous faites. Faites-le, tout simplement, et appréciez ce que vous en retirez.

Pour donner le ton, il peut être utile de commencer la réunion par un accord verbal selon lequel les participants respecteront les idées de leurs collègues et seront ouvert à elles. Si nous essayons d’imposer notre vision des choses aux autres, nous ne ferons que créer des tensions et de la souffrance au travail. Pratiquez donc à chaque réunion l’ouverture d’esprit et l’écoute des expériences et des visions profondes de vos collègues.

Si vous avez une idée géniale et mourez d’envie de la partager, c’est formidable, mais ne soyez pas empressé au point d’éliminer les idées des autres. Invitez vos collègues à exprimer leurs points de vue. Ayez confiance dans le fait que de ce processus émergeront les meilleures idées, en tant que sagesse collective.

Ce sera pour tous un apprentissage concret et riche.

Au cours de la réunion, pratiquez l’écoute profonde. Suivez votre respiration pendant que vous écoutez. Permettez aux personnes de parler, chacune à leur tour, sans être interrompues. Ne tombez pas dans le piège des confrontations verbales. Parlez de votre propre expérience et adressez-vous à tout le groupe quand vous prenez la parole.

Si vous avez des questions ou des préoccupations, placez les au centre du cercle pour qu’elles soient accessibles à tous et abordées par tout le groupe. Le processus peut être difficile ; c’est une façon plutôt nouvelle de mener les réunions, assez différente de la manière habituelle. Vous n’êtes pas obligé de changer complètement cette culture d’un seul coup. Si tout le monde accepte d’écouter en pleine conscience et sans interrompre l’orateur, c’est merveilleux. Mais, même si vous êtes le seul à suivre ces directives et à vous engager à parler et à écouter , l’effet s’en fera déjà ressentir.